A l'origine de Controverses nucléaires & Le sacrifice

L'origine

La stratégie de l'ignorance

Au coeur de la civilisation occidentale, riche et technologiquement avancée, un crime scientifique programmé se perpétue depuis 20 ans sous de hautes responsabilités : le lobby nucléaire et la médecine officielle condamnent sciemment des millions de cobayes humains à expérimenter dans leur corps des pathologies nouvelles dans le vaste laboratoire des territoires contaminés par Tchernobyl.

Le film révèle l'existence d'un conflit d'intérêts entre deux Agences des Nations Unies, directement responsables de la gestion des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour la santé des populations contaminées.

En effet, un accord signé en 1959 entre l'Organisation Mondiale de la Santé et l'Agence Internationale pour l'Énergie Atomique empêche l'OMS d'agir librement dans le domaine nucléaire, si elle n'a pas l'assentiment de l'AIEA. Formée de physiciens et non de médecins, cette dernière, dont l'objectif principal est la promotion des centrales nucléaires dans le monde, est la seule Agence qui dépende directement du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle impose son diktat à l'OMS, dont le but, exprimé au Chapitre I de sa Constitution, « est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible ». Dans leur dernier rapport, nommé "historique", publié simultanément à Londres, Vienne, Washington et Toronto le 5 septembre 2005 , les deux Agences ne reconnaissent que la mort d'une cinquantaine de pompiers et "liquidateurs" des premières heures de la catastrophe, un millier de personnes fortement exposées à des doses de rayonnement très élevées et 4000 cas de cancer de la thyroïde comme conséquences de l'accident de Tchernobyl.

Par contre, le Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires partage l'avis de Kofi Annan, qui estime à 9 millions les victimes et affirme que la tragédie de Tchernobyl ne fait que commencer.

Un physicien et un médecin ont eu le courage de dénoncer ouvertement le délit de non assistance aux populations en danger. L'un, Vassili Nesterenko, a vu sa carrière brisée, mais continue sa bataille indépendante dans les villages contaminés L'autre, Youri Bandajevsky, condamné à 8 ans de prison par un tribunal militaire a été libéré en 2005 grâce au travail de multiples associations. Expulsé de son pays il se trouve en ce moment en France, sans moyens pour continuer ses recherches.